L’Ingénierie des Croyances de Base (ICB)

Par Hélène Comment; article paru dans le journal Recto Verseau du mois d’octobre 2012

Comment changer des habitudes dont nous ne voulons plus ?

Selon Bruce Lipton, biologiste qui fait le pont entre la science et l’esprit et auteur à succès de « La Biologie des Croyances », 95% de notre vie est composé d’habitudes alors que nous ne créons que 5% de notre existence.

Donc 95% de notre vie provient de programmes subconscients et c’est de là que viennent de nombreux problèmes pour la simple raison que le subconscient est extrêmement difficile à changer. Nous pouvons apprendre et comprendre quelle est la raison pour laquelle nous avons tel ou tel comportement mais ce n’est pas pour autant que le changement peut se faire.

La pratique de l’Ingénierie des Croyances de Base (ICB) permet de communiquer et de transformer les parties de notre subconscient qui sont à la racine de nos problèmes.

L’ICB est une méthode de développement personnel, un outil de changement extrêmement puissant et rapide. L’ICB aide à retrouver son propre pouvoir, à redevenir qui l’on était vraiment, avant que la vie et les autres aient eu une influence limitante sur nous.

Les parties du subconscient

On peut comparer notre subconscient à un village composé d’une multitude d’habitants qui sont les parties.

À l’origine, avant que l’enfant subisse les influences limitantes de sa famille, de l’école, de ses camarades et de la société, la plupart de ses parties sont libres, ce sont les parties confiance, créativité, joyeuse, relationnelle, déterminée, etc.

Mais très vite, l’enfant va apprendre que s’il veut être aimé, il doit se plier aux exigences de son entourage. Bien sûr tout cela se passe au niveau du subconscient, par exemple l’enfant qui est naturellement curieux casse un jour un objet auquel son père tenait beaucoup et il reçoit une fessée. Une partie de lui va alors se manifester et bloquer la curiosité de l’enfant en décidant de ne plus toucher à ce qui ne lui appartient pas, elle prend alors l’enfant sous sa protection et lui évite ainsi de recevoir d’autres fessées.

La partie qui bloque la curiosité peut mettre en place les croyances suivantes :

  • Il faut s’attendre au pire dans la vie
  • Il faut toujours être sur ses gardes
  • Je ne peux rien faire par moi-même
  • Je dois garder mes distances
  • La valeur des choses est plus importante que moi
  • Etc.

Cet événement, apparemment anodin pour la plupart des parents va complètement bloquer la spontanéité chez cet adulte en devenir…

C’est ainsi que les parties curieuse, créative, enthousiaste, etc. vont se transformer en parties :

  • analyse à l’extrême (injonction du père : « réfléchis avant d’agir ! »)
  • manque de confiance
  • peur de mal faire, etc.

Ces parties qui limitent et font souffrir l’adulte que nous sommes devenus se sont donc pour la plupart manifestées lors d’un événement difficile pour l’enfant que nous étions. Il est toutefois important de savoir que leur intention à l’origine était d’apporter à l’enfant ce dont il aurait eu besoin à ce moment-là, que ce soit la protection, l’amour, la sécurité ou toute autre forme d’aide dont cet enfant aurait eu besoin lors de cet événement difficile.

Par exemple pour l’enfant qui a cassé l’objet auquel son père tenait, la décision prise au niveau du subconscient a été de ne plus toucher à ce qui ne lui appartient pas tout en bloquant la curiosité et l’envie de nouvelles découvertes. La décision a été aidante pour l’enfant car cela lui a évité de recevoir d’autres fessées.

Le problème est que les parties de notre subconscient qui se sont manifestées lors de moments difficiles, ces parties sont restées figées à ce moment-là, elles continuent d’agir comme si nous étions encore cet enfant en difficulté, ce qui explique nos réactions émotionnelles parfois disproportionnées face à un événement apparemment banal, car au travers de la partie, l’enfant en souffrance est toujours présent à l’intérieur de nous.

En plus des décisions limitantes, les parties mettent en place des croyances qui vont être à la base des perceptions que nous avons de la vie :

  • La vie est dure, il faut se battre pour y arriver
  • Il faut se méfier des gens
  • Je ne suis pas capable, les autres savent mieux que moi
  • L’amour, ça fait souffrir
  • Etc.

Au fur et à mesure des années qui passent, la partie limitante continue son « job » et l’enfant devient un adulte qui manque de confiance en lui et qui n’ose pas s’exprimer dès qu’il est en présence de plus de 2-3 personnes. Il n’aime pas qui il est mais il est incapable de changer.

Qu’est-ce qu’une croyance ?

Une croyance est une conviction consciente ou non qui oriente nos pensées, nos ressentis et nos comportements. Les certitudes, convictions, opinions, jugements, préjugés, attentes, tous les « il faut », « je dois » sont des croyances. Et l’ensemble, la somme totale de toutes nos croyances va nous donner notre philosophie personnelle et notre perception du monde.

Tout ce que l’on croit devient notre réalité mais ce n’est pas toujours la réalité. Le problème, c’est qu’on est souvent tellement convaincu de ce que l’on croit que l’on n’est ouvert à rien d’autre.

Ce que l’on croit du monde environnant, de la réalité va agir comme un filtre, on va voir les détails allant dans le sens de ce que nous croyons, si bien que cela va renforcer encore nos croyances. Nos croyances nous permettent d’interpréter la réalité, chacun se crée sa propre réalité qui n’est en fait que le reflet de ses croyances !

Si vous croyez que la vie est dangereuse, que c’est un combat permanent et qu’il y a plein de gens qui essaient de vous avoir, vous allez porter votre attention sur tous les dangers réels et potentiels, vous allez vous méfier des autres et vous allez les aborder avec un visage froid et fermé et eux-mêmes vous répondront avec un visage froid et fermé, ce qui va encore renforcer vos croyances.

Si vous croyez que la vie est une aventure excitante remplie de merveilleuses expériences d’apprentissage avec des gens intéressants à rencontrer, vous irez à eux avec un visage ouvert et souriant et ils vont être eux-mêmes ouverts et souriants, ce qui renforcera encore vos croyances. Par ailleurs, vous allez vous focaliser sur tous les points positifs et excitants de votre vie et vous ne donnerez pas d’importance aux problèmes qui peuvent se présenter parce que vous savez qu’à tout problème, il y a toujours une solution.

Déroulement d’une séance en ICB

Une séance en ICB peut durer de 3 à 6 h en moyenne. La durée varie selon le problème de la personne. Chaque session se déroule selon un processus bien spécifique, nous débutons par une discussion consciente sur ce que vit la personne. Nous établissons ensuite un contrat conscient des différents résultats que désire la personne. Puis nous commençons une communication au niveau du subconscient, nous nous adressons par exemple à la partie dépressive. Puisque c’est la partie qui maintient le problème en place, c’est aussi elle qui a la solution pour enrayer ce problème.

Nous allons poser à la partie dépressive toute une série de questions qui ont pour but d’identifier les décisions limitantes qui ont été prises, les stratégies, les croyances, les programmes et conclusions qui se sont mis en place. Nous allons ensuite dégager les programmations nuisibles qui proviennent des sources externes.

Nous allons ensuite guider la partie afin qu’elle retrouve ses sensations naturelles, sa véritable base émotionnelle à l’intérieur de son essence même. C’est donc à partir de sa sagesse intérieure retrouvée que la partie se transforme et est en mesure de retrouver ses véritables croyances d’origine, d’exprimer et de développer ses talents en harmonie avec l’esprit conscient.

À la fin d’un processus ICB, le changement s’opère déjà et se révèle par un grand bien-être, une confiance, une libération des peurs, la capacité de faire de bons choix et une plus grande sécurité intérieure.

Thérapie et développement personnel – Lausanne Suisse