L’estime de soi (1)

Par Hélène Comment, Praticienne certifiée en ICB

  • Vous vous sentez nul?
  • La peur d’être rejeté ou abandonné vous empêche d’être à l’écoute de vos besoins?
  • Vous êtes incapable de dire non?
  • Vous pensez que les autres sont meilleurs que vous et vous ne vous sentez pas à la hauteur?
  • Vous avez peur de dire des bêtises et que l’on se moque de vous?
  • Vous avez des angoisses?

Alors vous la connaissez cette souffrance profonde qui habite toute personne qui manque d’estime de soi. Vous avez déjà pu ressentir que quelque chose vous limite, mais vous n’arrivez pas à en identifier la cause et vous croyez que c’est impossible de changer cela.

Dans ma pratique avec l’Ingénierie des Croyances de Base (ICB), j’ai pu observer que tous ces sentiments de souffrance ont leur source dans l’enfance. Il n’est bien évidemment pas question de remettre en cause la valeur des parents, sachant qu’ils font du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont eux-même reçu dans leur enfance.

Ce dont il s’agit, c’est de reconnaître ce que l’enfant a ressenti, c’est-à-dire :

L’angoisse de Laurent à qui on vient d’annoncer la venue prochaine d’un petit frère ou d’une petite soeur. A ce moment-là, il a eu peur de ne plus être aimé par ses parents et peur que le nouveau venu lui prenne sa place. Dans cette période où il n’entend parler que du bébé à venir, il ne tarde pas à conclure qu’il n’est pas important, il décide aussi de devenir parfait en tout et peut-être qu’ainsi ses parents lui accorderont plus d’attention.

Le désespoir et l’insécurité de la petite Annie qui pleurait beaucoup parce que sa mère dépressive n’était pas patiente avec elle et la rejetait. A force de pleurer toute seule dans sa chambre, Annie a développé de l’angoisse qui s’est par la suite régulièrement manifestée à l’âge adulte. Pour ne pas être rejetée, la petite fille a appris qu’il faut se faire toute petite et aussi discrète que possible.

La peine de Jacques qui est plutôt intellectuel et réservé et qui se sent différent de ses copains d’école qui ne pensent qu’à rire de lui et à faire des bêtises. Pour faire partie du groupe, ce petit garçon a décidé de bien observer leur comportement et de faire le plus possible comme ses camarades. Le fait d’aller complètement à l’encontre de sa personnalité a développé une grosse haine envers lui-même et l’a encore plus isolé des autres.

Dans chacune de ces situations, l’enfant a refoulé ce qu’il était vraiment, pour être aimé et accepté, il s’est forcé à s’adapter aux désirs de ses parents, ses copains ou son maître d’école. Le refoulement de qui l’on est vraiment conduit immanquablement à un manque d’estime de soi qui prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure des années qui passent.

Il est cependant important de faire la différence entre notre enfant intérieur, ce qui est comme un concept qui représente l’enfant éternel dans chacun de nous qui peut avoir besoin d’être éveillé et d’avoir des permissions. Par contre, tous les enfants que l’on peut trouver dans les mémoires durant les processus en ICB* sont des fragments de l’esprit qui ont besoin d’être guéris, qui ont besoin qu’on leur donne la permission de devenir matures et de s’intégrer de quelque façon qui soit naturelle et appropriée pour la personne.

Tous ces enfants en souffrance que nous avons été sont encore présents à l’intérieur de chacun de nous, c’est d’ailleurs ce qui explique que l’on puisse parfois réagir émotionnellement d’une manière démesurée à un mot ou une phrase apparemment banale et sans gravité pour les autres mais qui est en résonance douloureuse avec ce qui a été vécu dans ces moments de souffrance de notre enfance.

Grâce à l’Ingénierie des Croyances de Base, nous pouvons aller retrouver ces enfants à l’intérieur de nous, nous pouvons leur donner ce qu’ils n’ont pas reçu et dont ils manquent encore en ce moment :
L’attention, l’amour, la chaleur, la sécurité, l’insouciance, la liberté de s’exprimer et/ou de prendre sa place, etc…

L’ inconscient ne fait pas la différence entre ce qui est visualisé et ce qui a vraiment été vécu dans notre enfance, d’ailleurs Milton Erikson, qui a joué un rôle prépondérant dans le domaine de l’hypnose, l’a bien exprimé dans cette phrase que j’affectionne particulièrement et qui me vient souvent à l’esprit lorsque je pratique : “Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse!”.

Qu’est-ce que l’Ingénierie des Croyances de Base (ICB) ?

L’ICB est une approche cognitive de développement personnel. C’est une approche qui nous permet de retrouver l’être magnifique que nous sommes tous à l’origine, avant d’avoir été influencés par les croyances limitantes de nos parents, de l’école ou de la société. Cette méthode nous permet de retrouver tout le pouvoir qu’il y a à l’intérieur de nous.

L’ICB recherche et change les croyances qui sont sous-jacentes au problème que vit la personne. La méthode de questionnement qu’a développée Elly Roselle, une américaine qui vit à Vancouver, nous permet de prendre conscience de notre pouvoir de transformer les croyances limitantes inconscientes en croyances positives. On procède ainsi à une “réingénierie” de nos croyances limitantes pour une libération consciente et inconsciente. Cette méthode agit à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel.
L’ICB nous permet également d’identifier nos talents, qualités et habiletés et d’orienter notre vie vers ce que nous voulons vraiment.

Alors qu’elle cherchait le moyen de se libérer de l’anorexie-boulimie dont elle souffrait depuis plus de 20 ans, Elly Roselle, découvrit que notre subconscient est fait de différentes parties :
La partie rationnelle, la partie contrôle, la partie analyse, la partie perfectionniste, la partie qui croit qu’elle ne vaut rien, la partie qui dénigre, la partie qui manque de confiance, la partie qui n’ose pas dire non, etc. etc…

Chacune de ces parties s’est manifestée à un moment précis où l’enfant s’est senti menacé d’une manière ou d’une autre (manque d’attentions, d’amour, de sécurité…). Chacune de ces parties s’est octroyé un rôle qui était positif pour l’enfant à ce moment-là.

L’exemple le plus fréquent est “la partie qui s’est sentie rejetée” :

Un couple est dans l’attente d’un petit garçon et c’est une petite fille qui se présente. Si la réaction première des parents est la déception, le bébé va percevoir ce ressenti et tout naturellement il va se sentir rejeté. Le fait de se sentir rejeté va déclencher un sentiment de non valeur et dès ce moment-là, va se manifester une partie inconsciente qui se sent rejetée. Cette partie a une fonction bien précise, c’est souvent une fonction de survie et elle se manifeste pour rassurer, apporter de l’amour, aider ou protéger l’enfant d’une manière ou d’une autre.

La partie qui s’est sentie rejetée est très aidante lorsque l’enfant est encore petit, j’ai même observé à plusieurs reprises que l’enfant se serait laissé mourir si la partie ne s’était pas manifestée. Mais au fur et à mesure qu’il grandit, il n’a plus besoin de la même aide et ce qui a été aidant pour lui à l’origine va devenir limitant à partir de l’adolescence ou de l’âge adulte, car la partie continue à protéger de la même manière qu’elle l’a fait pour le bébé, elle ne sait pas qu’il a grandi et qu’il est devenu un adulte qui maintenant, vit des conflits intérieurs entre son conscient et ses parties inconscientes, c’est un adulte qui ne comprend pas ses réactions qui sont bien souvent des réactions enfantines et démesurées par rapport à l’événement.

Même si ses parents l’ont par la suite, totalement accepté et aimé, leur ressenti premier de déception peut déclencher chez le bébé les parties suivantes :

  • La partie qui se sent rejetée : “ils sont déçus, ils ne veulent pas de moi”
  • La partie qui croit qu’elle n’a pas de valeur : “Si mes parents ne sont pas heureux de m’avoir, cela veut dire que je n’ai pas de valeur à leurs yeux”
  • La partie perfectionniste : “Si je veux avoir une chance d’être aimé, il faut que je sois parfait”
  • La partie analyse et la partie contrôle : “Pour être parfait il faut bien tout analyser et tout contrôler afin de ne pas faire d’erreurs”
  • La partie qui n’ose pas dire non : “peut-être qu’on va m’aimer si je ne contrarie pas”
  • La partie qui n’ose pas prendre sa place : “Si je me fais tout petit et que je ne gêne pas, on va peut-être m’accepter”
  • La partie auto-critique : “Si je me critique, j’ai moins de risques de faire des erreurs, donc plus de chances d’être apprécié.”

Chacune de ces parties a ses propres croyances limitantes qui peuvent être en contradiction les unes avec les autres, ce qui explique les conflits intérieurs que l’on peut parfois avoir. En travaillant avec l’ICB, on peut ainsi restaurer l’estime de soi et mettre à jour toutes ces parties, ce qui va petit à petit nous libérer de tous ces conflits intérieurs.

Qu’avez-vous appris à propos d’avoir de l’estime de soi lorsque vous étiez un enfant?

Est-ce qu’on vous a dit que d’avoir de l’estime de soi, c’est être gonflé, orgueilleux, c’est avoir la grosse tête, se prendre pour plus que ce que l’on est?

Si c’est ce genre de discours que l’on vous a tenu, il y a fort à parier pour que aujourd’hui encore, vous peiniez à vous apprécier, même si vous savez dans votre tête que c’est bon de s’estimer, vous n’arrivez pas à le ressentir au plus profond de votre coeur.

Prenez conscience que le moment le plus puissant de votre vie est l’instant présent!

En ce moment même, vous pouvez prendre une décision qui va transformer votre vie en profondeur.

La décision que j’ai prise il y a quelques années de changer avec l’aide de l’ICB a complètement transformé ma vie.

Avant de connaître l’ICB, je pensais que je n’avais pas de valeur, je me voyais moins bien que les autres, j’étais perfectionniste à l’extrême et continuellement dans l’auto-critique car je n’étais jamais contente de ce que je faisais.

Si quelqu’un me parlait durement ou ne me disait pas “bonjour”, je me sentais rejetée et pour être acceptée, j’étais perpétuellement dans le contrôle plutôt que dans le lâcher-prise.

Le travail personnel que j’ai fait grâce à l’ICB m’a permis de me connecter avec mon Être Intérieur, j’ai pris conscience de ma valeur et de mes compétences à aider les autres.

J’ai mis de côté mon exigence de la perfection tout en continuant à travailler du mieux que je le pouvais.

Si quelqu’un me parle durement ou ne me dit pas “bonjour”, je sais que ceci ne me concerne pas, ce n’est que le reflet de ce que vit la personne à l’intérieur d’elle-même.

Aujourd’hui, je respecte mes besoins et je peux exprimer qui je suis sans la crainte d’être rejetée si cela ne convient pas à la personne qui est en face de moi.

Êtes-vous prêt à décider de changer votre vie?

La décision de changer est le premier pas vers le changement. Le futur n’est pas le fruit du hasard, il est le résultat de qui vous êtes aujourd’hui, comment vous ressentez, voyez et goûtez à la vie.
Chaque décision et chaque changement que vous mettez en place aujourd’hui va influencer votre vie future.

Avoir de l’estime de soi

Plus une personne développe l’estime de soi et s’apprécie, moins elle est dépendante de l’opinion des autres. Les individus qui ont une faible estime d’eux-mêmes sont extrêmement dépendants de l’opinion des autres, leur vie est gérée par la peur d’être jugé ou moqué par les autres alors que les gens qui s’apprécient savent ce qu’ils veulent, ils n’ont pas peur de braver l’opinion des autres, ils sont à l’écoute de leurs besoins, ils se respectent eux-même et ils sont respectés par les autres. Leur opinion d’eux-mêmes est plus importante que l’opinion que les autres ont sur eux.

Savoir vous apprécier est l’attitude de base pour pouvoir faire des changements dans votre vie. Sans cette attitude, changer est difficile.

La première étape pour retrouver une bonne estime de soi-même, c’est d’abord de prendre conscience qu’il est impossible de se respecter si l’on n’est pas soi-même :

Si on dit oui alors qu’on a envie de dire non, si on est prêt à subir n’importe quoi pour ne pas être seul, si on se critique ou que l’on critique les autres, si on est dépendant de l’opinion des autres, alors notre être profond crie à la trahison, ce qui va développer encore plus de rejet de soi-même. Comment est-il possible d’aimer et de respecter quelqu’un qui trahit?

Avoir de l’estime pour soi-même, c’est d’abord être à l’écoute de ses besoins et les respecter, c’est s’aimer et exprimer l’amour envers soi et envers les autres.

Avoir de l’estime pour soi-même, c’est être ouvert à recevoir ce que le monde a à vous offrir, c’est être capable de prendre des risques lorsqu’il s’agit d’investir sur un mieux-être personnel.

Avoir de l’estime pour soi-même, c’est se récompenser pour les efforts que l’on fait, c’est aussi mettre l’accent sur ce qui va bien dans sa vie et s’en servir comme source de motivations pour progresser.

Savoir s’apprécier, c’est prendre contact avec la richesse de son être profond et reconnaître toute la valeur que l’on a, de même que tous nos talents, qualités et habiletés.

Plus on se rapproche de qui l’on est vraiment, plus la confiance et l’estime de soi se développent. Le changement nous permet de redevenir qui nous sommes vraiment, c’est-à-dire un être exceptionnel et magnifique !

*Un processus en ICB peut durer de 5 à 6 heures

Hélène Comment
Praticienne en Ingénierie des Croyances de Base
Place de la Riponne 1
1005 Lausanne

Thérapie et développement personnel – Lausanne Suisse