Les clés du changement pour devenir son propre thérapeute

En Ingénierie des Croyances de Base (ICB), voici ce que changer signifie :

  • Changer, c’est tout simplement se libérer des croyances qui nous limitent et nous font souffrir ; c’est redevenir qui l’on est vraiment.

Les tout petits enfants, ils sont pour la plupart dans la joie et l’amour, ils ont envie d’apprendre et de découvrir le monde, leur curiosité est insatiable et ils ne se soucient nullement du regard ou du jugement d’autrui.

Quelques années plus tard, beaucoup de ces enfants ont déjà changé de personnalité.

  • Que s’est-il passé alors que l’enfant a grandi dans une famille apparemment aimante et unie ?
  • Comment un enfant ouvert et joyeux peut-il devenir un adulte effacé et renfermé sur lui-même ?

Les émotions d’amour et de joie existent naturellement dans l’être qui n’a pas encore été conditionné. Mais c’est avec le temps et à cause des influences extérieures qu’on s’en éloigne, à cause de la famille, de l’entourage, de l’école, de la société, des conditions de vie difficiles, de la violence, du non-respect de l’être, etc.

Lorsque l’enfant vit un événement difficile, certaines parties de son subconscient vont se manifester dans le but de le protéger et de l’aider; à la suite de cet événement, ces parties vont faire des conclusions définitives basées sur cette situation difficile et mettre en place des croyances limitatives.

Par exemple, lors d’un déménagement :

  • Je déteste les changements, c’est trop difficile, on perd sa maison, ses copains, son école, on perd tout ce que l’on aime
  • Je n’aime pas la vie car elle est faite de changements

Voyant ses parents stressés et fatigués à la suite du déménagement, l’enfant n’ose pas dire que ses nouveaux camarades d’école se moquent de lui et le rejettent, il fait semblant que tout va bien, il cache sa tristesse et sa révolte à propos de ce changement qu’il n’a pas voulu.

D’autres croyances limitatives se mettent en place :

  • Mes parents ne me demandent pas mon avis, ils ne tiennent pas compte de moi donc ils ne m’aiment pas
  • Je ne mérite pas d’être aimé
  • Je n’ai pas de valeur, je suis nul
  • Les autres ne veulent pas de moi, je suis sûrement moins bien qu’eux

En plus des croyances et conclusions erronées, les parties vont prendre des décisions et mettre en place des stratégies d’aide, de protection ou d’évitement afin d’aider au mieux l’enfant à survivre :

  • Ne pas exprimer ses sentiments, tout garder pour lui
  • Eviter toute nouvelle situation, tout changement
  • Se faire tout petit pour ne pas déranger
  • Essayer d’être comme les autres pour être accepté

Les parties étant restées figées dans cet événement difficile continuent de se manifester chez l’adulte chaque fois qu’un événement plus ou moins ressemblant se profile à l’horizon et comme l’adulte que l’on est devenu n’a pas conscience de tout ce qui s’est mis en place au niveau du subconscient, il lui est extrêmement difficile de changer, même s’il le souhaite ardemment.

Notre vie est donc dirigée par des croyances limitatives dont nous n’avons souvent pas conscience car ces croyances ont été mises en place par les parties du subconscient qui croient encore aider l’enfant en souffrance, c’est bien la raison pour laquelle il est si difficile de changer.

Nos croyances nous permettent d’interpréter la réalité et chacun se crée sa propre réalité qui n’est en fait que le reflet de ses croyances !

Et petit à petit, le changement de personnalité va s’opérer ; les émotions telles que la tristesse, la colère, le repli sur soi, etc. vont prendre le dessus. Nos émotions d’adulte sont le résultat de toutes ces stratégies, décisions et croyances et c’est ce qui va nous pousser à agir, à réagir violemment ou alors à être dans l’inaction totale.

Le changement est pour la plupart des gens une source d’insécurité car ils ont peur de faire face à l’inconnu.

Pourtant, le changement n’enlève rien à un individu mais au contraire devient une valeur ajoutée à la force, aux talents, qualités et habiletés de l’individu.

Voici quelques croyances identifiées lors de processus en ICB :

  • Le changement, c’est l’inconnu, c’est du négatif et ça fait peur, c’est insécurisant, on n’a pas de contrôle dessus
  • Le changement n’est pas simple, si on change, on risque de souffrir
  • Le changement, c’est risqué, on peut choquer les gens, ils peuvent me rejeter, ne plus me reconnaître
  • C’est impossible de changer ; je suis comme je suis, ça fait partie de ma nature

Comment fait-on pour changer tout cela ?

Dans un processus en ICB, on va faire le chemin inverse.

On va aller communiquer avec la partie du subconscient qui bloque, par exemple « La partie qui croit qu’elle n’a pas de valeur ».

Je prends l’exemple de cette partie car elle est très répandue et cause des souffrances extrêmement profondes.

Si on a la croyance que l’on n’a pas de valeur, c’est parce que l’enfant que nous étions alors a vécu une situation difficile comme par exemple le déménagement décrit ci-dessus.

Lorsque l’on questionne la partie qui croit qu’elle n’a pas de valeur (ou n’importe quelle autre partie), elle nous donne toutes les réponses aux questions que nous lui posons.

Cette partie peut nous dire quand elle s’est mise en place la toute première fois et de quoi l’enfant que nous étions aurait eu besoin.

Une véritable transformation peut alors se faire en allant retrouver cet enfant en souffrance et en lui apportant ce dont il a manqué à ce moment-là : l’amour, la protection, etc.

L’enfant encore véritablement présent à l’intérieur de nous peut alors être rassuré, il peut enfin grandir et rejoindre l’adulte que l’on est devenu.

La partie qui jusque là se sentait rejetée se sent enfin accueillie, c’est un réel soulagement à l’intérieur. Quand la partie réalise que l’enfant a grandi et qu’il n’a plus besoin de la même aide qu’à l’origine, elle peut alors changer et atteindre les objectifs de changement que l’on s’était fixés.

Dans un processus en ICB, nous effectuons tous ces changements dans la douceur et le respect de l’individu, le dialogue peut durer de 3 à 5 heures et la partie qui se croyait sans valeur peut redevenir ce qu’elle était avant l’événement déclenchant :

Une partie joie, insouciance, bonheur, comblée, bien-être, confiance, abondance…

Pendant les ateliers d’une journée que j’organise, les participants découvrent beaucoup de facettes de l’ICB, nous parlons du conscient, du subconscient, des parties du subconscient, des croyances limitatives, etc.

Les participants aux séminaires de base assistent à la démonstration d’un processus en ICB et les deux jours suivants, ils s’échangent un processus.

Ils peuvent par la suite suivre le protocole du processus pour eux-mêmes et devenir ainsi leur propre thérapeute.

Thérapie et développement personnel – Lausanne Suisse