Changer!

Pour aller vers le lâcher-prise des sentiments négatifs, le père De Mello, prêtre et psychothérapeute, recommande les trois étapes que voici :

  1. La première étape consiste à devenir conscients de nos sentiments négatifs, à les identifier, à les nommer, à réaliser qu’ils nous habitent.
  2. La deuxième étape consiste à réaliser que ces sentiments sont en nous, qu’ils n’ont rien à voir avec la réalité. Ainsi, si les sentiments négatifs sont en nous, il n’y a pas à vouloir changer la réalité pour se sentir mieux. Ce n’est pas lorsque ceux que l’on côtoie auront changé que nous nous sentirons mieux, c’est lorsque nous aurons changé le regard que nous portons sur eux, lorsque nous aurons lâché prise du désir de les voir devenir autres. Rien au monde ne peut nous ” rendre ” malheureux, ni un événement, ni une situation, ni une personne; c’est nous-mêmes, à cause de nos attentes, parce que nous nous agrippons à nos illusions, à nos croyances, à des buts irréalistes, que nous nous rendons malheureux.
  3. La troisième étape consiste à ne pas s’identifier avec le sentiment négatif. Ce sentiment n’a rien à voir avec notre être essentiel. Je ne suis pas en colère, mais plutôt, il y a de la colère en moi en ce moment, une partie de moi est en colère. Cette colère passera car tout passe et mon être essentiel reste intact au fond de moi. Nous attendons souvent que les choses changent, que notre partenaire change, que notre employeur change, que nos enfants changent, que nos parents changent, alors là, vraiment nous pourrons être heureux! Erreur! Aussi longtemps que nous n’aurons pas réussi à lâcher prise, nous continuerons à connaître les hauts et les bas que peuvent connaître les marionnettes aux mains de leur marionnettiste. Lorsque je serai capable de lâcher-prise de mes projets sur l’autre, enfin je serai libre, libéré et prêt à connaître le contentement de l’esprit.

Une histoire raconte qu’un vieux sage était interrogé sur sa vie. Il identifiait trois étapes importantes dans son existence et les résumait de la manière suivante :

A vingt ans, je n’avais qu’une prière : “Mon Dieu, aide-moi à changer ce monde si malade”. Vingt ans durant, je me suis battu comme un lion pour constater qu’en fin de compte rien n’avait changé.

A quarante ans, je n’avais qu’une seule prière : “Mon Dieu, aide-moi à changer ma femme, mes parents et mes enfants!” Pendant vingt ans, j’ai lutté comme un fauve pour constater qu’en fin de compte, rien n’avait changé.

Maintenant, j’ai soixante ans et je n’ai qu’une prière : “Mon Dieu aide-moi à me changer moi-même … et – ô miracle! Voilà que le monde change autour de moi!”

Thérapie et développement personnel – Lausanne Suisse